Natacha, Eva, Laeticia, etcetera.

11122009

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Tiré à quatre épingles, dans son beau smoking Boss, debout dans son bureau, il regardait Montréal. Par ses vitres géantes, il avait une vue imprenable sur cette ville pleine de vie et en perpétuels mouvements. Il voyait les minuscules voitures et pouvait distinguer des petits points correspondants aux gens qui circulaient. 

En ces temps des fêtes, la ville vivait de plus belle. Les gens étaient pressés de bouger, d’acheter, de consommer. Il regardait à ses pieds cette société de consommation et ne put s’empêcher de penser qu’il y était pour beaucoup. Avec son entreprise de marketing, il faisait tout pour que les cerveaux de ces être-humains minables soient réceptifs et agissent comme il le voulait… pour le bien de ses clientes multinationales et pour son bien aussi. 

 

Tout pouvait s’acheter dans son monde et dans notre monde actuel. Il le savait bien et c’était une sorte de devise pour lui. Les sentiments?… A quoi bon ? Tout est mensonge et mise en scène pour arriver à nos propres fins et ambitions. Tout pouvait s’acheter… même (et surtout) les femmes! Il sourit alors en hochant la tête, tout en continuant à regarder fixement cette ville grouillante. Il repensa à toutes les femmes qu’il avait connu. 

Tout était identique : la façon de draguer, de se parler, de se rapprocher, de faire croire à l’autre qu’on l’aime, ou pire encore, qu’on n’arrive plus à vivre sans lui. Mais l’idée d’être utilisé ne le dérangeait pas tant que ca. Il avait compris les règles du jeu depuis bien longtemps et a su comment jouer et prendre du plaisir avec. Que de petites jeunes filles l’avaient approché pour assouvir leurs besoins de consommation!

 

Natacha avait envie de s’acheter des sacs Louis-Vuitton, Eva est restée à ses cotés plusieurs mois pour s’offrir la garde-robe de ses rêves (il ne comprenait toujours pas ce qu’une robe pouvait représenter aux yeux d’une femme), Laetitia quant à elle… ah cette Laetitia! C’était la plus difficile à approcher et à apprivoiser! Tout un jeu a été mis en place… une fois encore pour qu’elle arrive à ses fins : faire la connaissance de la crème de la crème. Et elle a eu ce qu’elle voulait, cette p’tite! Elle est mariée maintenant à un riche héritier, dupe et stupide qui croit être l’homme de ses rêves! « L’homme qui assouvi ses rêves plutôt! », pensa-t-il, en ricanant. 

Natasha, Eva, Laetitia et bien d’autres filles sont apparues dans sa vie pour en ressortir aussi facilement. Mais alors, le fait d’avoir un prénom qui finit en « A » vous transforme-t-il alors en pute? Il se demandait si les parents se doutaient qu’en donnant un prénom pareil à leur fille, elle finira par vendre son corps dans les bras d’hommes plus vieux, prêts à tout? S’ils le savaient, continueraient-ils de le faire? Viendraient-ils au secours de leur fille ou penseront-ils que c’est une façon comme une autre de trouver les moyens de vivre ses rêves?  

 

Il prit son Blackberry pour voir qui serait l’heureuse élue du lendemain : Mikaela, une nouvelle, croisée au Crystal. Puis il survola les autres jours pour savoir planifier son temps, faire travailler son imagination et son sens pratique. 

Il s’arrêta net au Mercredi où il lu une annotation inattendue : « 8 pm : Retrouve-moi chez toi, p’tit malin - Aïcha… ta femme! » 

Ce n’était pas autant le nom de sa femme qui l’a surpris ou son intrusion dans son agenda… mais c’était le fait qu’elle ait un prénom qui finit en « A », elle aussi!… 

 




La chose la plus folle jamais faite de ta vie?

24072009

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On s’était rencontré il y a deux ans et depuis, c’est le bonheur total. La fusion corps et âmes. Le bonheur quotidien alors que je n’étais pas du genre à y croire. 

Mais ma rencontre avec lui changea ma perception de bien de choses, de la vie toute entière je pourrais même dire. Je n’avais jamais rencontré quelqu’un de si attentionné, de si généreux ou de si passionné que les mots exactes pour le décrire me manquent! 

Personne, absolument personne n’était comme lui. Et j’en avais connu des personnes avant lui : des nerveux, des hautains, des cons, des incultes, des chauvins, et j’en passe! Je pense avoir vu tous les profils négatifs possibles et imaginables sur terre avant de le trouver. Et tout changea depuis. 

Mais ce soir là, tout changea encore plus. Je n’aurai jamais imaginé ce changement, je ne l’avais pas vu venir… Que dis-je ? Comment aurais-je pu le voir venir ?! 

 

On était chez lui, enfin le nouveau chez nous – je venais d’emménager chez lui depuis plus de 5 mois. On était allongé sur son lit, nus, avec quelques macarons sur une de ses belles petites assiettes dorées. C’était une habitude bien à nous – alors que d’autres fumaient ou allaient boire après l’amour, on adorait manger des macarons et les déguster alors que nos sens venaient d’être quadruplés… Quel bonheur que de bien sentir le chocolat, la menthe ou la framboise! Si vous saviez ce qu’on ressentait à ces moments de dégustation, vous seriez tenté de faire l’amour 3 fois par jour! 

Et c’est pendant ce moment de bien-être total, qu’il me cajola les cheveux comme il savait si bien le faire. J’avais les yeux fermés. 

- « Ma chérie, dis moi ? 

- Oui mon amour ? 

- Qu’est ce que t’as fais de plus fou dans ta vie ? Si tu devais choisir une chose, qui te fait honte, rougir, rire, ou je ne sais quoi, ca serait quoi ? 

- Mmmm… laisse moi penser… Autre que d’être sortie avec toi ? » 

Et je me suis roulée sur mon ventre pour bien le voir. Qu’il était beau à voir! Il sourit comme un enfant et s’approcha pour m’embrasser. 

- « Oui c’est sûr que c’est fou d’être à mes cotés ! Je ne sais même pas comment tu me supportes ! » 

Et après quelques rires et blagues sur notre couple, je lui ai raconté une histoire que j’avais vécue plusieurs années auparavant, pendant mon séjour au Pays-Bas. Il se moqua de moi, en rigola de tout son cœur et commença à me taquiner avec les détails que je venais de lui raconter ! 

 

Quelques minutes après, pendant que je dégustais mon dernier dessert, je lui dis : 

- « Et toi alors ? Petit vicieux… A ton tour ! Qu’est ce que t’as fais de plus fou ? 

- Bon, bon, à mon tour c’est sûr… Mais tu me promets que tu ne vas pas t’étouffer avec ton macaron ! 

- Ok promis !! Vas-y raconte moi ! Vu comment tu l’introduis, c’est bon tu me bats déjà avec ton histoire… 

- Alors ma chérie, je pense que dans tous les cas, il fallait que tu le saches un jour ou l’autre… Attention à ton macaron… » 

J’étais toute ouïe, allongée sur le ventre le regardant. 

 - « Si je dois choisir une chose des plus folles que j’ai jamais faite, ca serait il y a cinq ans : au moment où j’ai changé de sexe. » 

  

Et là, je vous jure, je ne sais pas comment mais en un battement de cils, je me suis retrouvée debout entrain d’étouffer ! 

 







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