Qui sommes-nous? D’ou venons nous? Ou allons-nous?

10102013

Qui sommes-nous? D'ou venons nous? Ou allons-nous? dans Questionnements image-1

 

Ce tableau la fascinait.

Elle était assise devant depuis un long moment.

Assez longtemps pour que son conjoint la rejoigne, en lui chuchutant à l’oreille: « on dirait bien que c’est un coup de coeur pour Madame ».

 

Elle ferma les yeux et hocha légèrement de la tête. Sa voix résonnait encore en elle, surtout le mot « Madame ». Il avait cette façon bien à lui de le prononcer.

« Madame ».

Il lui disait « Madame » quand il cherchait à la séduire, à jouer, ou tout simplement pour lui voler un sourire (quoique parfois, c’était une tape dans le dos qu’elle lui offrait et non un sourire, agrémenté d’un « mais elle t’emmerde la Madame! » complice).

   

Mais aujourd’hui devant ce tableau, quand elle se retourna vers lui, elle ne lui offrit ni un sourire ni une tape dans le dos. Mais des yeux pleins de larmes.

Il le comprit.

Elle lui envoyait un appel au secours silencieux. Un appel au secours profond.

Mais l’aider en quoi? La sauver de quoi?

 

« - Mais qu’est ce qui ne va pas, ma chérie?

- Ce tableau me refait penser à tout plein de choses. Tu te rends compte: le peintre-même de ce tableau, la personne-même qui a crée cette oeuvre d’art, en pensant à la vie et à son sens, a tenté de se suicider, dès qu’il a fini son oeuvre? Comble de l’ironie, non? »

Et comme si elle savait qu’il allait lui demander en quoi ca l’affectait tant pour en arriver aux larmes, elle ajouta rapidement:

« - Et la, ca me fait penser à moi. J’ai peur de ce qui m’attend. J’ai peur des changements qui vont nous arriver. Ou vais-je avec ca? Comment je vais être? Le sol va s’ébranler sous mes pieds. J’ai besoin de stabilité. J’ai besoin de repères à mes cotés.

- Mais ma chérie de quoi tu parles? Qu’est ce qui t’attend? Qu’est ce qui te bouleverse tant? Mais biensur que je serai à tes cotés.

- C’est qu’une nouvelle aventure commence… commencera bientot. »

Elle sécha ses larmes qui commencaient à couler le long de ses belles pommettes saillantes.

« - C’est qu’on va devenir parents… »

Et elle ne put finir sa phrase. Il l’embrassait déjà et lui caressait les cheveux. Ses larmes étaient mélées à son bonheur. Il a toujours su la rassurer depuis leur toute première rencontre. Elle lui apportait ce qu’il recherchait: la fragilité et un coté philosophe et penseur. Alors qu’elle incarnait la sensibilité-même, il a toujours su représenter la force et la sagesse à ses cotés. 

« - Tu verras ma chérie. Ca sera une très belle aventure. Tu seras merveilleuse. Et je serai toujours la, toujours pour toi et notre enfant. »

 

Mais pris dans ce tourbillon d’amour et de promesses, ni l’un ni l’autre remarqua que, tout comme dans le tableau, la mort les guettait derrière eux.

Elle les attendait pour faucher à son passage son conjoint, dès qu’il sortira du musée…

Ni l’un ni l’autre remarqua qu’elle laissera donc cette femme fragile faire face, toute seule, à ses craintes et cette ultime question « Ou allons-nous ».

 

 

 




Quelle est votre plus grande fierté?

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Quand vous-vous arrêtez un moment pour repenser à votre vie dans sa globalité, les étapes que vous avez franchi, tout ce que vous avez réalisé jusqu’à cet instant T présent, etc. qu’est ce qui vous rend le plus fier ?

Etes-vous généralement heureux et content de la direction que prend votre vie, ou plutôt, de la direction que vous donnez à votre vie ?

 

On m’avait demandé récemment s’il y avait quelque chose que je changerai dans ma vie jusqu’à date.

J’y avais réfléchi quelques secondes, survolant les pays dans lesquels j’ai vécu, les problèmes que j’ai du affronter (l’école préparatoire, tous les voyages, etc.) et ma réponse était définitivement et clairement « non ».

Car tout ce que j’ai vécu m’a permis d’être celle que je suis aujourd’hui et de me dire que ma plus grande fierté c’est que mes parents soient fiers de ce que j’ai fais et qui je suis (et que ma grand-mère maternelle aussi le soit).

Pourquoi elle ?

A mes yeux d’enfant, c’était l’image parfaite de la grand-mère non traditionnelle Libanaise, toujours tirée à quatre épingles, raffinée et féminine, proche de ses enfants et petits-enfants, qui cuisinait de succulents plats, leur racontait des histoires, etc . Souvent j’y pense. Je me dis que si elle était encore parmi nous, elle serait bien contente de ce qu’a accompli sa petite-fille.

Bon, elle ne comprendrait certainement pas l’intérêt d’avoir un blog (je la vois dire « un quoi ?! Tu exposes ta vie et tes réflexions à du monde que tu connais pas ?! Pourquoi ma petite ? ») ni d’être sur Twitter (« t’es sur twit-quoi ? C’est quoi ca ? ». Les temps ont vraiment changé, n’est-ce pas ?).

Mais dans la globalité, je pense que mon chemin l’a ferait sourire.

Et fait sourire mes parents.

 

Et parfois je repense à l’enfant que j’étais.

Parfois, des images me reviennent, de moi enfant au Liban ou en Grèce, avec mes petites couettes et mes robes.

Et à ces moments-là, j’ai envie de parler à ce petit bout de chou, de le prendre dans mes bras et de lui dire « ne t’inquiètes pas ! Tout va très bien aller ! Une belle aventure t’attend… et tes parents en seront fiers ».

 

Et vous ?

Si vous pouviez reparler à l’enfant que vous étiez, vous lui direz aussi qu’une belle vie l’attend ? Que lui et ses parents seront fiers et contents de tous les petits pas dans la vie qu’il fera ?

 

 







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