Sex and Twitter…

23042011

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Vous avez parfois cette sensation de plénitude et de bien-être?

J’y étais…

Les astres devaient être bien alignés, la lune bien belle. Je ne sais pas. Car ce n’est pas comme si c’était la 1ere fois qu’on faisait l’amour, mais la je me sentais vraiment bien.

 

Je me suis roulée pour venir poser délicatement ma tête sur son ventre nu et lui faisais plein de bisous après ce beau moment intense.

Je fermais mes yeux pour repenser à tout ce qu’il venait de me faire. J’avais un Dieu à mes cotés ! Le roi des rois !

 

… Jusqu’à ce que le roi des rois décide de descendre de son beau cheval blanc!

Le roi des rois a décidé de bouger un peu et pouf ! Retour à la réalité. J’ai ouvert les yeux pour voir ce qu’il faisait.

- « Ca va, mon chou ?

- Oui oui, biensûr mon amour ! Mais une seconde, attends bouge pas… »

Et il s’étirait du mieux qu’il pouvait sans trop me faire bouger pour… pouvoir prendre son blackberry !

 

Je pense que j’ai du avoir mes yeux tellement écarquillés qu’il m’a dit :

- C’est que je dois aller sur Twitter mon amour.

 

Je dois ?!

Ah mon Dieu !!

Où sont passées les années où les hommes restaient au lit et fumaient après avoir fait l’amour ?!

On est rendu à prendre son cellulaire et aller sur Twitter ?!

 

Vous avez parfois cette impression qu’un rien peut vous retirer de cette sensation de plénitude et de bien-être?

Je regardais autour de moi.

Je voulais voir si je pouvais me tuer ou me pendre avec quelque chose, n’importe quoi !

La. Maintenant. Tout de suite!

J’aurai pu le faire avec le drap et me jeter par la fenêtre.

Mais mon corps était tellement fatigué et planait encore que j’en étais incapable.

 

Et à la place, j’ai refermé mes yeux pour repenser à ce que le roi des rois m’avait fait… avant qu’il commence à faire son « twit » !

 

 

——

PS pour les p’tits curieux : ceci est une fiction. Si ca m’arrive en vrai, je frapperai la personne au lieu de chercher à me jeter!

 

 




Une petite histoire Québécoise

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Il venait d’ouvrir la porte de son bureau quand il l’a vu, assise dans le noir, en train d’écrire, avec une petite bougie à sa gauche comme source de lumière.

- « Ben lâ ! Quecequ’tu fais là là ? Au noir ?!

- Allo, allo ! Ca va-tu ?

- Po pire. Mais tu m’as toujours pas répondu…

- Tu l’vois-tu ben, no ? J’écris à la mitaine. J’ai de l’ouvrage en masse. J’me pogne pas l’cul là tabernac…

- Mais esti pourquoi au noir ? On est à Montréal à’ce que je sache ! Allume la lumière, ca ira plus vite criss…

- Ah’que t’es cave twe parfois ! Scrame d’là ! »

 

Il sorti en claquant la porte. Il était tanné et n’aimait pas pantoute quand elle lui parlait de même. Ca arrivait très souvent ces derniers temps vu qu’elle devait écrire un livre avant la rentrée scolaire. Mais bon c’est une artiste, il fallait lui laisser son espace vitale et respecter ses sauts d’humeur qui l’aidaient à mieux écrire selon elle. Soit.

 

Il alla à la cuisine préparer son souper. Il commençait à frire des nuggets President’s Choice quand il eu envie tout d’un coup de lui faire plaisir en lui préparant son souper préféré. Elle ne le méritait peut-être pas mais bon…

Quelques minutes plus tard, il frappa à la porte de nouveau.

- Ca a pas d’bon sens ! Quecequ’tu veux lâ ?

Il ouvrit la porte et lui posa délicatement sur son bureau leur beau cabaret noir, avec son souper.

- « Oh qu’tes fin !! Ben là là ! Du bagel au beurre de peanut ! J’capote ! Viens-t-en que j’te donne un bec !

- T’sais que t’es tannante avec tes sauts d’humeur ?

- J’sais ben… J’suis rendue au bout avec ce livre… Mais c’est qui mon chum préféré ?

- Bon allez, j’te laisse. J’vas aller faire un tour avec mon char. Je l’ai parké à l’aut’bout d’la rue en plus.  A mon retour, on écoute un film ? Ca’t’dit – tu ?

- Mets-en ! Ca serait ben l’fun. Promis alors. J’avance vite et après j’m’occupe de toi ! »

 

Bon, je v’as pas tordre un bras en continuant cette discussion et en imaginant la suite de l’histoire, ca serait plate, car c’est une histoire comme on en verrait dans presque tous les appartements condos de Montréal.

Et comme dans tous les contes de fées des temps modernes : Oui oui, ils trippèrent ben raides ensemble pour le restant de leur vie, eurent des enfants en masse par la suite ; pis avec le temps elle prit 20 kgs aux hanches, lui 10 kgs à la bédaine, la télé et le frigo devinrent de plus en plus grands et ils déménagèrent à Blainville pour qu’il y ait de la place pour tout le monde et leur truck familial.

 

S’ti qu’j'aime cette langue! :)

  







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