Adapter ou s’adapter

24032012

Adapter ou s'adapter dans A méditer terre

Lorsque je suis tombée cet après-midi sur l’article de Rima ElKouri, sur Cyberpresse (cliquer ici pour le lire – ca vaut le détour), je n’ai pas pu m’empêcher de repenser à mes tranches de vie passées à Paris et ici à Montréal.

Et lorsque je lis des articles pareils, je me pose une question « est-ce que la vague Française s’en vient chez nous? Allons-nous commencer à vivre les mêmes problèmes qu’en France? »

… Pitié non.

Depuis que je vis à Montréal, j’ose croire que c’est une ville ouverte d’esprit, un « melting pot » accueillant, où les gens s’acceptent et s’enrichissent les uns des autres… mais quand je lis des choses pareilles, je me repose des questions.

Allons-nous commencer à juger les gens sur leur faciès et faire des généralités grotesques?

J’ose penser que ces lettres de lecteurs à Rima sont uniquement des cas isolés qui ne se généraliseront pas, car la beauté et la richesse de Montréal réside en ses habitants.

Je me sens Canadienne et Montréalaise depuis les 4 ans que je vis ici. A aucun moment ça me plairait qu’on me pointe du doigt en me disant « eh toi l’arabe, la marocaine, la musulmane… revient à ton pays ».

 

Voici un article que j’avais écrit il y a deux ans pour une association étudiante, Tollab.

Je vous la ressort avec toute humilité car je pense que c’est adapté à ce qui se passe.

Continuons à nous aimer, à nous écouter et à ne pas se juger au quart de tour.

 

« Si l’on regarde nos vies et nos relations interpersonnelles, on remarque qu’une question nous uni tous, quelques soient nos origines, notre couleur ou notre religion: « Adapter ou s’adapter ? »

Que ce soit au sein de notre cercle familial, avec nos voisins, nos amis, notre communauté, notre pays d’accueil, les étrangers, les filles, les garçons, les méchants ou les gentils, en bref, ces « autres », cette question revient sans cesse et nous guette. Doit-on s’imposer aux autres ou s’y adapter ?

Mais alors, qu’est ce qui fait que nous sommes ce que nous sommes à cet instant-même ? Tout cet ensemble qui vous identifie et qui fait que vous êtes uniques et bien différent de votre voisin, n’est pas inné ; cela vient avec le vécu, vos expériences, vos appartenances, vos valeurs, vos croyances, vos superstitions, et j’en passe. Nous sommes le fruit de notre expérience et des influences que nous avons côtoyées autour de nous (bonnes ou mauvaises).

Vous avez surement entendu, au moins aux bancs de l’école, le proverbe « la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres ». Il tire son origine de l’article 4 de la Déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen de 1789: « la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui: ainsi l’exercice des droits naturels de chaque homme n’a de bornes que celles qui assurent aux autres membres de la société la jouissance de ces mêmes droits. Ces bornes ne peuvent être déterminées que par la loi ».

En d’autres termes, la légitime affirmation de l’identité et l’empiétement sur le droit des autres sont parfois séparés par un mince fil. C’est pour cela que face à cet « autre » dont je parlais plus haut, il faut toujours trouver ce juste équilibre entre notre propre identité et le respect d’autrui. Les mots d’ordre sont alors : dialogue, écoute, échange, compréhension, intégration et parfois même… concession.

Comme nous sommes nous-mêmes constitués de plusieurs appartenances et de points forts, l’autre en face de nous l’est aussi. Il suffit, pour cela, de savoir tout simplement l’écouter, sans peurs ni a priori, pour se rendre compte de sa richesse et de tout ce qu’il peut nous apporter éventuellement, et vice-versa.

Notre identité étant forgée et façonnée à la suite de plusieurs événements, prenons la vie comme une suite d’expériences : apprenons à mieux les connaitre, pour en prendre le meilleur, tout en sachant préserver l’essence de notre culture originelle.

Je pourrais en débattre longuement encore, mais je finis cet article avec un livre que je vous conseille fortement de lire, surtout que nous sommes de plus en plus affrontés à cette question : « Les identités meurtrières » d’Amin Maalouf - Complet et toujours d’actualité. »




Le bonheur? Ca n’a pas de prix

14052011

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Je me regardais dans le miroir.

Je ne savais pas si je devais sourire, être fière ou bien, pleurer.

1 500 $ de lifting

3 000 $ d’épilation intégrale

4 000 $ de prothèses mammaires

1 000 $ de tatouage pour me refaire des lèvres et des sourcils bien dessinés

500 $ de comblement de lèvres

Des millions en robes, en chaussures, en coach privé pour garder la forme, et j’en passe.

 

Je me regardais dans le miroir.

Le bonheur? Ca n’a pas de prix!

Le désespoir? 10 000 $ et des millions.







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