Ce parfum.

21122013

Ce parfum. dans Amour et amitiés 2813494597_9a5b90a753

 

En ce beau dimanche ensoleillé, lorsqu’il sortit de la boulangerie, une femme croisa son regard et lui sourit.

Elle portait une robe courte. Une robe rouge. « Rouge, pensa-t-il, tu dois être ouverte sexuellement, dis-donc toi. Mais c’est triste que tu n’ais pas de belles courbes ».

Elle marchait d’un pas sur mais féminin, se retourna pour le regarder de nouveau et continua à se dandiner. Si seulement, elle savait ce qui lui passait par la tête…

 

« Merci mon Dieu, pour cette saison! Merci pour les belles robes et les jambes nues! », se dit-il en jetant un coup d’œil rapide vers le ciel.

Et pour célébrer cette belle saison, il s’assit sur un des bancs de la place principale de Bordeaux. Rien n’égalait cette vue: cette place rayonnante qu’il aimait tant, réchauffée par les doux rayons de soleil, avec du monde qui fourmillait de partout… du monde qui semblait heureux ; du monde, qui comme lui, semblait apprécier la chaleur du Sud, qui repointait son nez après plusieurs mois de fraîcheur.

Il profita de cette vue pour regarder aussi la gente féminine. Il a toujours su apprécier les belles choses ; trop, peut-être même. Et à ses yeux, le mot « chose » était bien approprié pour parler des femmes. Des coups d’un soir, des fesses, des seins, une bouche, un regard sensuel. Les femmes n’étaient guère plus que ça pour lui. Surtout l’été.

 

Puis, il repensa à cette femme.

Non pas à celle en robe rouge, insignifiante, qui croyait pouvoir l’allumer par son simple regard et son sourire.

Mais cette femme qu’il avait connu il y a de cela, plusieurs années.

Marie.

Une femme d’affaires qu’il avait connu il y a 15 ans déjà, alors qu’il n’avait encore que 20 ans.

Une femme d’affaires qu’il avait connu, alors qu’elle avait 20 ans de plus que lui.

Marie.

C’était la seule femme qu’il avait réellement aimé. La seule femme qui en était vraiment une à ses yeux. Femme dans sa façon de parler. Femme dans sa façon de se tenir. Femme dans sa façon de lui faire l’amour et de lui apprendre les choses.

 

Mais c’était une femme de carrière avant tout. Et lui, un homme de passage…

Après 1 an d’idylle, elle quitta Bordeaux pour aller s’installer à Paris et lancer son agence.

Il repensa donc à cette femme, avec un pincement au cœur et un sourire aux lèvres.

15 ans déjà! Que le temps passe vite.

 

 

Tout d’un coup, quelqu’un par derrière lui tint sa tète, par dessus ses oreilles, et lui dit « ne te retourne pas ».

Après l’ordre, on le lui dit d’une façon plus douce. « Ne te retourne pas s’il te plait, promets-le moi ». 

 

La voix.

Ce toucher.

Ce parfum de fleur d’oranger, reconnaissable parmi tant d’autres.

« Marie?! »

Elle retira ses mains lentement, en continuant à lui redire « ne te retourne pas s’il te plait ».

« Oui c’est moi. Comment vas-tu mon beau Charles? Quel merveilleux hasard de te revoir après tant d’années! Mon cœur s’est arrêté quand je t’ai soudain vu assis, ici. Quel bel homme, que tu es devenu. »

Assise derrière lui, elle lui posa des questions pour en savoir un peu plus sur sa vie, ce qu’il était devenu, s’il avait accompli certains de ses rêves. Elle avait une voix plus maternelle qu’il y a 15 ans. Mais il l’imaginait tout aussi belle, voire plus.

Il n’avait qu’une seule envie… ou deux, plutôt: se retourner et l’embrasser. Mais elle l’en dissuada. Elle voulait qu’il garde de bons souvenirs d’eux, qu’il garde une belle image d’elle.

 

Après des rires et une longue discussion, aussi sincère et transparente que lorsqu’ils s’étaient connus, elle se leva, lui embrassa son crâne puis pausa sa main toute chaude sur son épaule droite.

« Bonne continuation Charles. A très bientôt. »

 

Fallait-il se retourner ou pas? Fallait-il sauter sur cette occasion pour regarder, voir et toucher cette femme qui l’avait tant marqué?

Au moment ou il se décida, quelques fractions de seconde après son départ, il se retourna mais elle était déjà entrain de remonter la rue, lui tournant le dos.

Elle marchait lentement et gracieusement, avec une belle chevelure grisâtre qui tombait jusqu’à ses épaules et bougeait au rythme de ses pas.

 

Il remonta la rue en courant, la pris d’un coup dans ses bras sans la retourner et l’embrassa sur la joue. 

Puis collé à elle, sa tête posée sur le creux de sa nuque, il lui dit: « Maintenant tu peux partir, Marie. Je t’aime ».

 

 




Le meilleur… dans le pire

10122012

Le meilleur... dans le pire dans Amour et amitiés chekirov-tender-passion-295x300

Elle était la, dans mes bras, toute frêle et fragile, assomée par sa surconsommation d’alcool.

Nous étions allé à une belle soirée entre amis, et entre les rires et les discussions, le nombre de verres pris a du dépasser son chiffre raisonnable et habituel. Elle qui ne buvait d’habitude que 3 verres par soirée, elle était la dans mes bras, toute blanche et inconsciente.

Tout d’un coup elle s’est mis à bouger energiquement. « J’ai chaud! » balbutia-t-elle. Et en quelques secondes, comme une somnanbule, les yeux fermés et l’esprit a mille lieux de chez nous, elle se désabilla complètement et courrut à la salle de bains.

Nous y sommes restés plusieurs minutes le temps qu’elle se sente mieux et qu’elle se libère du poison qu’elle avait infligé à son corps et que celui-ci rejetait catégoriquement. J’essayais de m’occuper d’elle du mieux que je pouvais, avec le peu d’information qu’elle communiquait. A mes « ca va ma chérie? T’as besoin de quelque chose? », je recevais en réponse que des sons, des consonnes allant de « ffff » à « mmmm »!

Et nous voici de nouveau sur le lit.

 

Elle était la dans mes bras, toute frêle et fragile. Et cette fois-ci, tout nue.

J’avais l’impression d’avoir un bébé entre les mains.

 

Et en une fraction de secondes, je me suis rendu compte que je posais un regard tout nouveau sur elle.

Nous étions ensemble depuis 2 ans. C’était une avocate que j’avais croisée lors d’une soirée de réseautage. Et sa beauté, sa force de caractère et son humour m’avait attiré. Sans oublier son corps. Ah ses courbures! Dès que j’avais posé mon regard sur elle, je ne pouvais m’empècher de me dire « qui c’est cette fille? »

Nous étions ensembe depuis 2 ans. C’était une femme que j’admirais énormément. Toujours forte. Toujours la tête sur les épaules, avec un brin de folie.

Mais avec le caratère que j’avais, je ne lui avais jamais dit des mots d’amour et aucune fois je ne lui avais parlé de mes sentiments. Je l’aimais certes, mais je ne le lui disais jamais.

Et elle ne le réclamait jamais.

C’est ce que j’aimais aussi en elle. Elle me comprenait et ne me poussait pas à dire ou à faire des choses qui ne sont pas alignés avec ma personnalité. Je me souviens encore des filles qui, à chaque occasion, vous harcèlent avec leurs « dis-moi que tu m’aimes! », « tu m’aimes? tu ne le dis plus jamais! », « je t’aime. Et toi? ». Ta gueule, si je suis avec toi c’est qu’il y a bien quelque chose!

 

Et la, je l’avais dans mes bras, sans défense, sans force ni artifice. Juste elle, au plus mal. Et elle reposait sur moi, corps et âme.

Je passais mes mains dans ses cheveux. Et la, je ne pouvais m’empêcher de l’embrasser partout sur le visage. 

Je me rendais compte que cette femme, aussi forte qu’elle est habituellement, était une toute petite femme après tout, qui m’aimait et m’avait choisi pour être à ses cotés.

« Je t’aime » s’échappa de ma bouche pour venir se poser délicatement sur son oreille. Et mon coeur se mit à battre plus fort contre son corps.

C’est à ce moment précis, que je me suis rendu compte que des larmes coulaient de ses yeux. Je savais que son esprit divaguait quelque part, très loin. Mais mes paroles l’avait atteint et touché.

 







cornillonchristophe |
Les Livres de Loïc ! |
UN PEU DE POESIE |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Franck Bellucci
| Les maux du coeur
| Mes mots...