Le meilleur… dans le pire

10 12 2012

Le meilleur... dans le pire dans Amour et amitiés chekirov-tender-passion-295x300

Elle était la, dans mes bras, toute frêle et fragile, assomée par sa surconsommation d’alcool.

Nous étions allé à une belle soirée entre amis, et entre les rires et les discussions, le nombre de verres pris a du dépasser son chiffre raisonnable et habituel. Elle qui ne buvait d’habitude que 3 verres par soirée, elle était la dans mes bras, toute blanche et inconsciente.

Tout d’un coup elle s’est mis à bouger energiquement. « J’ai chaud! » balbutia-t-elle. Et en quelques secondes, comme une somnanbule, les yeux fermés et l’esprit a mille lieux de chez nous, elle se désabilla complètement et courrut à la salle de bains.

Nous y sommes restés plusieurs minutes le temps qu’elle se sente mieux et qu’elle se libère du poison qu’elle avait infligé à son corps et que celui-ci rejetait catégoriquement. J’essayais de m’occuper d’elle du mieux que je pouvais, avec le peu d’information qu’elle communiquait. A mes « ca va ma chérie? T’as besoin de quelque chose? », je recevais en réponse que des sons, des consonnes allant de « ffff » à « mmmm »!

Et nous voici de nouveau sur le lit.

 

Elle était la dans mes bras, toute frêle et fragile. Et cette fois-ci, tout nue.

J’avais l’impression d’avoir un bébé entre les mains.

 

Et en une fraction de secondes, je me suis rendu compte que je posais un regard tout nouveau sur elle.

Nous étions ensemble depuis 2 ans. C’était une avocate que j’avais croisée lors d’une soirée de réseautage. Et sa beauté, sa force de caractère et son humour m’avait attiré. Sans oublier son corps. Ah ses courbures! Dès que j’avais posé mon regard sur elle, je ne pouvais m’empècher de me dire « qui c’est cette fille? »

Nous étions ensembe depuis 2 ans. C’était une femme que j’admirais énormément. Toujours forte. Toujours la tête sur les épaules, avec un brin de folie.

Mais avec le caratère que j’avais, je ne lui avais jamais dit des mots d’amour et aucune fois je ne lui avais parlé de mes sentiments. Je l’aimais certes, mais je ne le lui disais jamais.

Et elle ne le réclamait jamais.

C’est ce que j’aimais aussi en elle. Elle me comprenait et ne me poussait pas à dire ou à faire des choses qui ne sont pas alignés avec ma personnalité. Je me souviens encore des filles qui, à chaque occasion, vous harcèlent avec leurs « dis-moi que tu m’aimes! », « tu m’aimes? tu ne le dis plus jamais! », « je t’aime. Et toi? ». Ta gueule, si je suis avec toi c’est qu’il y a bien quelque chose!

 

Et la, je l’avais dans mes bras, sans défense, sans force ni artifice. Juste elle, au plus mal. Et elle reposait sur moi, corps et âme.

Je passais mes mains dans ses cheveux. Et la, je ne pouvais m’empêcher de l’embrasser partout sur le visage. 

Je me rendais compte que cette femme, aussi forte qu’elle est habituellement, était une toute petite femme après tout, qui m’aimait et m’avait choisi pour être à ses cotés.

« Je t’aime » s’échappa de ma bouche pour venir se poser délicatement sur son oreille. Et mon coeur se mit à battre plus fort contre son corps.

C’est à ce moment précis, que je me suis rendu compte que des larmes coulaient de ses yeux. Je savais que son esprit divaguait quelque part, très loin. Mais mes paroles l’avait atteint et touché.

 


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